Une exposition de la Galerie Gallimard, proposée par la Bibliothèque littéraire Jacques-Doucet et les Éditions Gallimard, à l’occasion du cinquantenaire de la mort d’André Malraux.
André Malraux avait prévenu les siens et ses lecteurs. Il n’espérait d’eux qu’une épitaphe : « André Malraux, écrivain ». C’est à ce souhait que se rattache cette exposition. Tout part de l’écriture et y revient, dans cette vie d’antiquariat aventureux, de lutte et d’engagement politiques, de passion éditoriale et artistique, de questionnement métaphysique et de pudeur intime. On peut parler de tout ; mais tout revient à ceci : la littérature. Et il n’est pas anodin que le dernier livre qu’André Malraux ait écrit, et le premier qui ait été publié à titre posthume, fut L’Homme précaire et la littérature (1977) : une théorie des Lettres – s’étendant de la création à la réception – qui est aussi, à sa manière, l’image saisissante d’une vie et d’une pensée. Celle qui part de la conscience intime de la condition commune – la présence de la mort en nos êtres, le sentiment d’absurdité qui en résulte et l’honneur qui consiste à y remédier en s’y opposant – pour s’équilibrer dans le songe fraternel, soumis comme l’art à de perpétuelles métamorphoses, que compose, de siècle en siècle et comme un antidestin, la créativité littéraire des femmes et des hommes.
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