Apres 3 ans d'atelier d'ecriture orienté Psy, voici l'atelier d'écriture orienté Clown.
Reservé à celles et ceux qui ont envie de tester cette activité qui arrête le temps, qui sort de son isolement social et offre, à terme, de tester son humour puisqu'il est orienté "Rire".
venez passer deux heures à rire et à faire rire
laissez, derrière vous, vos soucis ou plutot venez les alléger en faisant sourire...
cet atelier est un lieu de rencontre bienveillant et de reconnaissance mutuelle. Ici, il n'est pas question de jugement mais d'oser écrire et oser partager. il n'y a pas non plus de prof qui note.
participation 8€ et consommation à prévoir
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Il venait de s'assoir en face de moi lorsque son téléphone se mit à sonner. Coincé entre deux voyageurs, il livra un long combat avec la poche de son pantalon. Après quelques contorsions, il réussit enfin à libérer l'appareil.
À peine eut-il appuyé sur la touche répondre que le wagon changea de décor. L'homme ne parlait pas : il chantait avec ses mains. Chacune de ses phrases était accompagnée d'un bras qui fendait l'air, d'une main qui s'écrasait sur son cœur, d'un doigt accusateur pointé vers un interlocuteur invisible. Sa tête hochait, ses épaules bondissaient, son torse se penchait en avant puis en arrière comme s'il négociait un traité de paix avec toute la Méditerranée.
Ses deux voisins isolés avec leurs écouteurs sentaient bien l'air d'un ventilateur. Ce vent du Sud les plongèrent brutalement dans ce spectacle vivant.
À plusieurs reprises, son bras passa à quelques centimètres de leur corps. Tout le monde retenait son souffle, persuadé que, cette fois, la gifle accidentelle allait partir. Mais non. Il possédait une précision de chef d'orchestre. Les gestes, toujours en accord avec ses mots incompréhensibles, s'arrêtaient toujours au dernier millimètre.
Les regards complices des voyageurs se croisaient. Les premiers sourires apparurent. Sans échanger un mot, les passagers formaient désormais un public. Chacun suivait la représentation en espérant secrètement un nouvel argument associé à un nouveau mouvement spectaculaire.
L'orateur se ssentait convaincre son interlocuteur car il se sentait de plus en plus à l'aise engonssé sur la banquette. Il se galvanisa. Ses gestes devinrent encore plus amples. Même les personnes qui lisaient finirent par lever les yeux. Impossible de résister à ce one-man-show gratuit. Lorsqu'il raccrocha un étrange sentiment de frustration parcourut la rame. Nous étions presque déçus. Deux stations de plus n'auraient choqué personne. On aurait même volontiers applaudi.
Metro blanche, il se leva, rangea son telephone et sortit de la rame redevenant rectiligne. Pendant quelques instants encore, de petits sourires flottaient sur les visages. Cet inconnu venait d'offrir, sans le savoir, le spectacle le plus vivant de toute la ligne.
Liste des inscrits (3/10 reste 7)
(3)
Liste d'attente 
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