Durant la rénovation du San Francisco Museum of Modern Art, le Grand Palais accueille les oeuvres les plus emblématiques du musée, ainsi que des pièces de la collection Fisher - dont le SF Moma est dépositaire - l’une des collections privées d’art moderne et contemporain les plus importantes du monde.
Commencée dans les années 1970, la collection de Doris et Donald Fisher, co-fondateurs de l’entreprise Gap, rassemble plus d’un millier d’oeuvres signées de 185 artistes tels que Alexander Calder, Roy Lichtenstein, Agnes Martin, Richard Serra ou encore Andy Warhol.
- See more at: http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/icones-americaines#sthash.FgyqLEUi.dpuf
C’est vers l’âge de 25 ans qu’Alexander Calder renoue avec l’héritage familial (fils d’une peintre et d’un sculpteur, petit-fils d’un sculpteur) en se tournant d’abord vers la peinture et le dessin. Après ses études à l’Art Students League de New York, il s’installe à Paris en 1926. Dans le quartier de Montparnasse, très rapidement, l’artiste s’intègre dans ce qui est alors le premier foyer artistique mondial. Il y propose des formes uniques, des sculptures de fil de fer figuratives et épurées, qui attirent la critique, et un Cirque miniature. Grâce au prêt exceptionnel du Whitney Museum of American Art, une première depuis quinze ans, le Cirque Calder revient à Paris, la ville où il a été créé. Au centre de ce spectacle d’un nouveau genre, Calder manipule des acrobates, clowns, cavaliers miniatures devant une audience sans cesse plus grande. Fernand Léger, Jean Hélion, Le Corbusier, Jean Arp, Joan Miró sont quelques-uns de ses spectateurs, tout comme Piet Mondrian.
La visite de l’atelier de Mondrian par Calder en 1930, où il fut profondément impressionné par l’environnement spatial et coloré du lieu, marque le tournant abstrait de son œuvre, d’abord par la peinture, puis par la sculpture. Marcel Duchamp proposa le nom de « Mobiles » pour les compositions abstraites et cinétiques que présentent l’artiste en 1932 à la Galerie Vignon à Paris. D’abord entraînés mécaniquement, puis mus par quelques bruissements d’air, ces mobiles empruntent alors « leur vie à la vie vague de l’atmosphère » comme l’écrit Jean-Paul Sartre en 1946. Quant aux « stabiles », Arp proposa ce terme en réponse à la terminologie de Duchamp pour désigner les objets statiques de Calder au début des années 1930.
Si Calder repart aux Etats-Unis en 1933, il réalise un aller-retour avec l’Europe marqué par sa participation au Pavillon de la République Espagnole en 1937 avec Miró et Picasso. Il revient ensuite en France, dès la fin de la guerre et installe un atelier dans le hameau de Saché, dans la vallée de la Loire, en 1953. C’est un pied dans chaque pays qu’il développe son œuvre, renouvelant jusqu’à son décès en 1976 l’idée même de la sculpture. Par le mouvement bien sûr, mais également par l’invention d’un vocabulaire qu’il déploie à toutes les échelles, allant de fins assemblages de métal s’animant au moindre souffle à des constructions monumentales, il crée des sculptures non objectives qui coexistaient en parallèle avec la nature. Comme le notent Dieter Buchhart et Anna Karina Hofbauer, commissaires invités de l’exposition, « La démarche novatrice de Calder a élargi les dimensions de la sculpture pour y inclure le temps comme une quatrième dimension essentielle ».
RESERVATION et TARIF : 18€ et divers
FLV : Calder. Rêver en équilibre - Fondation Louis Vuitton
FNAC : tarif adhérent 11.70€ Fondation Louis Vuitton le 02/08/2026 15:00 - Fondation Louis Vuitton | Billets
Liste des inscrits (6/6 reste 0)
Liste d'attente 
Il y a 12 commentaires sur cette sortie.